Entête La lettre du Psy
14 juillet 2007 -- Volume 11, No 2
ISSN 1481-1340



Les "capsules" Psy

par Karène Larocque, psychologue spécialisée en Auto-développement


Contenu :


Séparation
 

Mot aux lecteurs


Une nouvelle formule : Les capsules Psy !


Dans ce numéro de
La lettre du Psy, nous vous offrons un contenu sous une forme toute nouvelle : Les capsules Psy ! Vous y trouverez des informations qui touchent divers sujets : les émotions, la culpabilité, etc. Nous souhaitons que certains d'entre eux vous atteignent tout particulièrement. Vos commentaires et vos réactions nous intéressent. Nous voulons connaître les interrogations qu’elles suscitent, les émotions qu'elles éveillent en vous et les sujets que vous aimeriez voir développés davantage. N’hésitez donc pas à répondre à cette Lettre du Psy en y insérant vos questions, réactions et/ou commentaires.



L’évolution de Ressources en développement depuis le départ de ses fondateurs.


La vie change et nous devons y réagir positivement ! L’adaptation est un processus qui demande du temps. Nous apprécions beaucoup votre compréhension et nous considérons qu’il est juste de vous tenir informés de notre évolution.

La fréquence de La lettre du Psy : Besoin d’auteurs !

Ces derniers temps, nous n'avons pu fournir un contenu de qualité au même rythme qu’avant. Michelle Larivey et Jean Garneau étant jadis les deux principaux auteurs des articles, leur disparition subite a laissé un grand vide !

Nous constatons que la plupart des psychothérapeutes spécialisés en Auto-développement ont peu de disponibilité pour écrire, trop engagés dans leurs multiples occupations. Nous remercions d’ailleurs la psychologue Gaëtane La Plante de nous avoir offert ses articles sur les abus sexuels. Toutefois, notre difficulté à repérer des auteurs potentiels demeure.

Nous savons que plusieurs d’entre vous êtes professionnels de la santé psychologique. Nous vous invitons à nous contacter si vous êtes intéressés à nous transmettre un texte que vous avez écrit. Il peut être sous la forme d’article, de court texte, de capsule, de poésie, etc. Si vous avez un trésor qui dort dans un tiroir et que vous avez envie de le faire voir, La lettre du Psy pourrait être une vitrine intéressante pour vous ! Nous pouvons vous offrir le support suivant : pré-lecture par des psychothérapeutes spécialisés en Auto-développement, réactions et commentaires de ces derniers ainsi que les services de notre correctrice.

Intéressés à partager vos textes ?
Écrivez-nous à l'adresse suivante :


Formation d'un nouveau groupe de psychothérapeutes

Nous avons opté pour aborder le problème à sa base : former davantage de ressources en Auto-développement. C’est une solution exigeante mais nous considérons que c’est ce qui permettra à Ressources en Développement de s’adapter réellement à sa nouvelle condition de vie. Nous avons toujours privilégié la résolution du problème de fond plutôt que de tenter de remédier aux symptômes chaque fois qu’ils surviennent (comme le manque d’auteur !) Lorsque nous aurons résolu cette difficulté, les symptômes cesseront d’apparaître ! C’est ce que nous souhaitons et nos efforts vont en ce sens.

Un groupe de professionnels de la santé mentale (psychologues, sexologue, psycho éducateur et travailleuse sociale) sont actuellement en formation dans le but d’acquérir le titre de psychothérapeute spécialisé en Auto-développement. Vous les découvrirez bientôt ! Plusieurs démontrent un intérêt pour l’écriture et le partage de leur expérience. Ils se retrouveront certainement dans la liste des auteurs de La lettre du Psy.

Un projet de formation continue est aussi en développement dans la région de Québec. Si vous êtes professionnel de la santé mentale et intéressé par ces formations, n’hésitez pas à nous contacter à ce sujet. Nous vous fournirons alors des informations supplémentaires.

Intéressés par la formation ? Écrivez-nous à :


Vous trouverez bientôt la description des ateliers de formation sur notre site . Le calendrier les concernant n'a pas encore été établi.


Fonctionnement du site et courrier :

Certains de nos nouveaux abonnés profitent du formulaire d'inscription pour nous poser des questions qui, souvent, demandent une réponse. Malheureusement, votre adresse n'y est pas indiquée. Un système automatique ajoute votre adresse sur la liste d'abonnés et nous ne recevons que les renseignements vous concernant ainsi que vos suggestions.

Nous avons conservé vos questions et y répondrons globalement si elles sont susceptibles d'intéresser un assez grand nombre de lecteurs.

Le service des questions individuelles n'est toujours pas en activité, nous venons seulement de rétablir les adresses et les mécanismes les concernant. Nous nous sommes donc aperçus que beaucoup d'entre vous ont fait des demandes qui sont restées sans réponse. Nous nous en excusons et espérons que dès l'automne nous pourrons y répondre et vous aider efficacement.
Nous vous en informerons par l'intermédiaire de notre site.

Nous apprécions votre fidélité et nous aspirons à vous offrir une Lettre du Psy plus régulière et plus fréquente.

Karène Larocque, psychologue spécialisée en Auto-développement

Martine Mignot, administratrice


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Les capsules Psy

Par Karène Larocque,
psychologue spécialisée en Auto-développement.



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Je suis méchante !
      Si je m’occupe de moi… je me considère comme méchante !

      Je ne peux dire ce que je ressens réellement, ce serait méchant !

      Je ne peux lui dire non… refuser d’aider, c’est être méchant !

    Souvent, je rencontre des personnes qui s’empêchent de vivre librement parce qu’elles ont appris que dans certains cas, c’était « méchant ». Il semble qu’on leur a fait croire que dès qu’on fait quelque chose qui a un impact désagréable sur l'autre, c’est de la méchanceté.

    Ce qui est méchant, c’est ce qui est fait ou dit avec l’intention de blesser. C’est l’intention de blesser qui rend une parole ou un geste méchant et non le fait que l’autre se considère atteint. Un même geste peut donc être méchant ou non, selon l’intention qui se trouve derrière.

    L'exemple qui suit illustre comment on peut se qualifier de méchant lorsque ce n’est pas le cas :

      Jacynthe se sent seule ce soir, elle téléphone à Monique pour avoir un peu de compagnie.

      - Bonjour Monique, ça va ?
      - Oui, ça va. J’ai eu une dure semaine et ce soir, je me gâte un peu. Je me suis acheté le dernier livre de A, mon auteur préféré. Je passerai la soirée à me cocooner. Je m'en réjouis à l'avance !
      - Hmm… moi ça ne va pas fort. Je me suis chicanée avec mon amoureux et finalement, il passera la soirée chez lui. J’ai envie de te voir ce soir. Tu viens prendre un café à la maison ?
      - Je tiens vraiment à me reposer ce soir; j’ai plutôt besoin de ma solitude et je n’ai pas du tout envie de sortir.
      - Monique ! Je t’ai dit que ça va pas et j’ai besoin de parler… je n’ai que toi ! Sois gentille !

        Est-ce que Monique est méchante ?


    Considérant que chacun est responsable de sa propre satisfaction, c’est donc à Jacynthe qu’appartient cette responsabilité aussi bien que celle de son insatisfaction. C’est à elle de s’assurer d’avoir accès à des sources d'accomplissement variées. Si Monique est la seule personne de son entourage à qui elle peut parler de ce qu'elle vit, Jacynthe ne peut la rendre responsable de cette situation.

    À ce moment précis, Monique prend soin de son besoin et elle n’est pas disponible pour contribuer à l'assouvissement du besoin de Jacynthe. Si, malgré cela, elle se rendait disponible pour son amie, elle se négligerait elle-même.

    Se choisir soi dans un tel conflit, ce n’est pas de la méchanceté, pour autant que ce ne soit pas fait dans l’intention de blesser.

    Il est possible que ce que je fais pour moi déplaise à l’autre même si ce n’est pas mon but. Dans la plupart des cas, il est important de se rappeler que l'action n'est pas dirigée contre l’autre mais pour soi et que cela, ce n’est pas de la méchanceté !

      Refuser de se mettre au service de l’autre pour se mettre à son propre service, ce n’est pas de la méchanceté…


    Que la voix qui me juge « méchant(e) » vienne de l’intérieur de moi ou de l’extérieur, je peux y réagir et dénoncer que c’est faux lorsque ce n’est pas le cas. C’est ma responsabilité de me défendre et d’exprimer que mon intention n’est pas de blesser même si ma parole, mon geste ou mon choix dérange l’autre. Si la voix vient de l’intérieur, je vous invite à lire la capsule suivante « Cette voix interne qui me dévalorise ».



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Cette voix interne qui me dévalorise

    Plusieurs personnes ont une de ces voix qui dévalorise ce qu’ils disent ou ce qu’ils font. Chez quelques-uns, elle dévalorise tout ce qu’ils font, chez d’autres, cette voix s'en prend à des comportements ou des pensées particulières.

    Dans certains cas, c'est une voix « introjectée », c’est-à-dire une voix qui a été entendue (ou imaginée) à plusieurs reprises de la part d’une personne importante ou même une seule fois, mais qui a blessé profondément. Cette parole est entrée à l’intérieur de soi et est déclenchée à certains moments particuliers. Il est important de savoir qu’une parole peut se retrouver intériorisée lorsqu’on n’y a pas réagi ouvertement.

    Puisque c'est par le fait de ne pas y avoir réagi qu'elle s'intériorise, il est possible de s’en débarrasser en y réagissant.

    Notre réaction à cette voix doit répondre à certains critères pour avoir son effet libérateur. Il est donc nécessaire d'extérioriser cette charge émotive en utilisant les moyens suivants :

    • Je m’exprime à haute voix.
    • Je réagis à cette voix en m’adressant directement à elle.

    • Par exemple, chaque fois que Monique refuse d’aider une amie lorsqu’elle n’est pas disponible à « donner », une voix en elle lui chuchote à l’oreille : «Tu es bien méchante! ». Pour s’en débarrasser, Monique doit s’adresser à elle à haute voix en lui disant par exemple : « C’est faux ! Je ne suis pas méchante, je ne fais pas cela pour nuire à l’autre mais bien pour prendre soin de moi ! »

    Combien de fois dois-je m’exprimer pour avoir l’effet voulu ? Je constate que cela varie d’une personne à l’autre. Il semble que plus j’ai entendu cette phrase sans y réagir, plus je devrai le faire pour que cela cesse. Par contre, dès qu’une personne commence à y réagir, cette voix perd de sa force et se fait entendre moins souvent !



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Une source de satisfaction nourissante

      Je m’obstine à obtenir la satisfaction d’une source non nourrissante
      ou,
      Quelles sont les caractéristiques d’une source de satisfaction nourrissante ?


    Pour prendre en charge la responsabilité de notre satisfaction, nous avons intérêt à nous adresser à des sources de satisfaction potentiellement nourrissantes. Lorsqu’on s’adresse à une personne afin de combler un besoin, nous aurons plus de chances d'y trouver un assouvissement si les conditions suivantes sont remplies :

      1. La personne est au courant de nos besoins

    Cette première caractéristique est importante pour que la personne, source de satisfaction puisse se positionner. Si elle ne sait pas ce qu’on attend de son contact, il sera difficile pour elle d’y répondre et même de refuser clairement d’y répondre.

    Il est également important pour la personne qui cherche à se nourrir de montrer son besoin pour que quelqu'un puisse y répondre. On ne peut pas nourrir un besoin qui n’est pas assumé devant l’autre. Toutes les tentatives de l’autre pour y répondre tomberont à plat. Tant que je ne suis pas prêt à assumer un besoin devant l’autre, je ne pourrai le combler.

      2. Cette personne éprouve de l'intérêt

    Si je veux obtenir satisfaction dans mon contact avec l’autre, c’est important qu'il ait de l’intérêt pour ce genre d’échange avec moi. Chacun a le droit de choisir s’il est, oui ou non, intéressé à ce qu’une autre personne se nourrisse de lui. Je rappelle que se nourrir d’une personne sans son consentement, c’est de l’abus. Et un consentement nécessite la liberté d’accepter ou de refuser. Si cette liberté n’est pas présente, aucun consentement n’est possible.

      3. Cette personne est disponible

    L’autre doit être disponible pour avoir un contact avec moi et pour envisager le genre d’échange que je lui propose. Par disponibilité, j’entends disponibilité de temps mais aussi disponibilité intérieure. Si, par exemple, je veux parler de mes problèmes personnels et obtenir de l’écoute à ce sujet, j’ai intérêt à m’adresser à une personne disponible pour ça ! Une personne qui est déjà dépassée par ce qu’elle vit risque bien de ne pas être disponible. Une personne qui n’a pas de temps n’est pas disponible. Une personne fatiguée n’a pas non plus la même disponibilité qu’une personne reposée.

      4. Cette personne a la capacité

    L’autre doit aussi être capable ! Certaines personnes connaissent le besoin de l’autre, sont intéressées et disponibles pour collaborer à leur satisfaction mais n’en sont pas capables ! Tous ne sont pas capables d’affection, d’écoute, d’empathie, etc. Ces aptitudes sont développées chez certaines personnes et non chez d’autres.

    Chacune de ces conditions à remplir est non seulement importante mais nécessaire. Une seule de ces caractéristiques absente rend la source non nourrissante.

    Je souhaite que ces informations vous aideront à :

    • Comprendre ce qui rend une source non nourrissante.
    • Mieux évaluer le potentiel nutritif des sources de satisfaction à qui vous vous adressez pour répondre à vos besoins.
    • Vous orienter vers des sources de satisfaction potentiellement satisfaisantes.




    Vous avez des questions à nous poser ou des commentaires à faire à propos de ces capsules ?
    Vous avez des suggestions à nous faire et envie de voir certains sujets abordés sous forme de courts textes ?

    N'hésitez pas à les envoyer à commentaires1d@redpsy.com


    Nous apprécions toujours votre participation, votre collaboration et votre enthousiasme.




      Questions-Réponses
      Karène Larocque répondra à vos questions concernant ces trois capsules dans la lettre du psy du mois de septembre.
      Les réponses seront des informations applicables de façon générale et non des conseils individuels.
      Pour plus de détails, voir http:/www.redpsy.com/engarde.html sur notre site

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À consulter, lire et écouter cet été




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Le calendrier d'automne a été établi

Si nos activités vous intéressent, consultez-le sur notre site.

http://redpsy.com/calendrier.html

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Pause commerciale

Ravage et... Délivrance
Poèmes humanistes
Cliquer pour voir la couverture
Par Michelle Larivey, psychologue-poète.


ReD éditeur, 2000
ISBN 2-921693-54-2
88 pages, 25.00 $can


Table des matières.
Comment vous le procurer ?
"J'invite chacun à venir à la fête de tous ces mots, je vous invite vous lecteur à venir,
à l'émotion permise, à oser traverser la criante faim de ne pouvoir se dire,
à emprunter à votre façon tel ou tel poème pour l'offrir à votre mémoire
au-delà des murmures du silence et bâtir ainsi votre propre parole"


Jacques Salomé, mai 2000 en Provence



Les réalités psychologiques, lorsqu'on les aborde avec le coeur ouvert d'un psychothérapeute humaniste, ont une richesse et une complexité qu'il est difficile de traduire en mots.

Le psychothérapeute bénéficie d'un accès privilégié aux drames humains les plus importants ainsi qu'aux recoins obscurs de la psyché et de la sensibilité.

C'est souvent le langage imagé de la poésie qui semble le plus approprié pour rendre avec justesse les nuances, les subtilités, les éclats et l'intensité des drames humains que le travail quotidien l'amène à partager.


Michelle Larivey utilise parfois son talent de poète pour mieux exprimer sa compréhension de certaines situations qui, malgré leur caractère tragique, correspondent souvent à des moments de plénitude.


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