![]() Ressources en Développement Les psychologues humanistes ! |
Vous cherchez de l'aide psychologique? Voyez les autres sections: Voyez aussi... Vous êtes un professionnel de la santé mentale? |
| Avant d'imprimer ce document | Mise en garde | Retour à l'article | Autres articles | |
|
Question: Manifester une opinion différente, c’est s’attirer des ennuis! Si j’avais adopté votre façon de faire dans la vie, je crois que je me serais attiré beaucoup plus de problèmes que ce que j’ai eu à subir. Je crois qu’il est souvent préférable de se taire, car peu de personnes sont capables d’écouter un avis différent du leur. Réponse Comme je l’ai écrit, la conquête d’une identité distincte n’est pas de tout repos. Elle nous oblige à affronter la critique et le rejet. Il suffit d’imaginer les problèmes auxquels nous aurons à faire face si nous donnons une opinion contraire à celle de la majorité dans une assemblée syndicale, pour avoir une bonne idée de ce qu’implique cette démarche de croissance. La conquête de l’indépendance psychique se fait justement en risquant l’adversité. Aucun alpiniste n’a atteint un sommet digne de sa fierté sans une confrontation réelle avec la rigueur des éléments. L’équivalent des éléments dans la conquête de l’autonomie, ce sont des personnes qui ne nous acceptent pas d’emblée ou même qui sont rébarbatives à nous accepter tels que nous sommes. Nous n’avons rien à conquérir devant ceux qui nous approuvent toujours. Ainsi, si ma mère est autoritaire, portée à la critique et au contrôle, alors que mon père est la douceur même et toujours accueillant envers moi, c’est ma mère (et ses représentants transférentiels : consulter Transfert et droit de vivre pour en savoir plus à ce sujet) qui sera la personne importante pour la conquête de mon autonomie psychique. C’est devant elle et non mon père que je devrai assumer les choix qui sont contestables à ses yeux, avoir les opinions qui sont différentes des siennes, exprimer certains besoins qu’elle ne comprendra peut-être pas, afficher certaines valeurs qui ne correspondent pas aux siennes... Les occasions d’affirmation sont nombreuses. C’est en nous efforçant de nous exprimer dans toutes les occasions propices que nous accélérerons le développement de notre autonomie. |
|
Question: Mieux vaut se taire devant l’agressivité Je me demande si on perd son identité en ne répondant pas à une personne en colère. Je crois qu’il faut d’abord écouter l’autre et considérer qu’il peut avoir raison. Il peut aussi avoir raison dans sa réalité qui n’est pas la mienne. Mais ma réaction est conditionnée par l’attitude de celui qui m’aborde. S’il est en colère et ne veut rien comprendre, il est inutile d’essayer de le contrer car nous n’aurons pas un échange positif. De plus, son attitude ne devrait pas me toucher. Réponse À mes yeux, une personne en colère n’est pas automatiquement un interlocuteur à éviter. La colère est une émotion au même titre que la tristesse, la peur, le plaisir... On ne s’arrête pas d’interagir avec quelqu’un parce qu’il éprouve une émotion. (Voir “Agressivité et affirmation” dans “Les Émotions source de vie” .) Il est important d’écouter ce qu’elle exprime avec cette colère et d’acquiescer si elle a raison. Du point de vue du travail sur notre identité distincte, ce n’est pas une bonne idée de s’abstenir de répliquer parce qu’elle est en colère. À moins bien sûr, qu’il s’agisse d’une personne qui a perdu le contrôle de ses actes ou que nous connaissons comme pouvant le perdre. Il peut être judicieux de penser à sa sécurité avant de penser à sa croissance. Les échanges positifs ne sont pas seulement ceux où l’autre a une attitude compréhensive. Nous pouvons nous efforcer de nous exprimer devant une personne réfractaire et en sortir satisfaits même s’il ne nous a pas compris comme nous le souhaitions. Il y a des cas, en effet, où l’autre ne pourra jamais accepter ce que nous vivons. La satisfaction, dans ce cas, vient du fait d’aller au bout de ce que nous avons à faire, c’est à dire de nous exprimer intégralement devant une personne significative. Par exemple je sais que je serai huée si je dis mon opinion devant l’assemblée syndicale. Mais à mes yeux, il est important qu’une telle opinion soit émise même si personne n’ose le faire. Ou encore, il est essentiel pour mon intégrité que je m’oppose publiquement à la décision qu’on s’apprête à prendre. Dans cette situation, les huées peuvent me peiner, je peux avoir peur des représailles de mon représentant syndical, je peux être déçue de l’attitude de certains collègues à mon égard, mais je suis fière de me respecter! Oser m’exprimer ainsi me fait grandir! (Voir “Fidèle à moi-même” dans “Les Émotions source de vie” .) Quand à être touchés par l’attitude de l’autre à notre endroit, nous n’avons pas le choix. Tout comme nous ne pouvons éviter de ressentir un pincement lorsque nous nous coinçons le doigt dans une porte. Toutefois pouvons nous assez facilement nous convaincre de ne pas être affectés. Une bonne rationalisation y parvient habituellement. Mais ce n’est pas une bonne idée de manipuler ainsi notre expérience émotionnelle. Cela y introduit de la confusion et rend plus difficile de comprendre nos émotions et nos réactions présentes et futures. Si nous sommes touchés par la réaction de l’autre, il vaut mieux encaisser le coup. Et ce que nous pouvons faire idéalement est de porter attention à ce que nous vivons pour arriver à nous comprendre et à agir d’une façon qui nous respecte. (Voir “La vie d’une émotion” dans “Les Émotions source de vie” . |
|
Vous avez une question qui demeure sans réponse ? Deux options vous sont offertes:
|
|
|
Vous pouvez réagir à cet article ou en discuter avec les autres lecteurs... Vous pouvez lire...
Pour développer votre habileté à exprimer vraiment ce que vous ressentez, vous pouvez aussi vous servir de:
Pour trouver autre chose sur notre site Vous n'avez pas encore trouvé ce que vous cherchiez ? Pour en savoir davantage sur la question, ou sur un thème particulier traité dans cet article, vous pouvez poursuivre votre recherche avec nos outils préférés.
| |